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AXA IM: The post-COVID rise of social impact investing
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Tandis que l’économie mondiale évolue vers un modèle plus durable, une attention grandissante est portée au changement climatique, un défi majeur. La réponse à la pandémie de COVID-19 nous a permis d’envisager un monde dans lequel on voyage et on pollue moins, et où nous pourrons relever ce défi. Elle nous a également montré que nos vies sont interconnectées et combien les questions sociales sont importantes à l’échelle mondiale. Les perturbations engendrées par la pandémie ont eu un effet considérable sur le capital humain, les chaînes d’approvisionnement, les inégalités, et bien d’autres conséquences dont nous prendrons conscience avec le temps. Aujourd’hui, on comprend mieux dans quelle mesure ces facteurs sociaux présentent également un risque pour la stabilité, le progrès et la rentabilité. Nous pensons que les entreprises qui attachent une grande importance aux critères sociaux sont à même de limiter les risques et les mieux placées pour saisir les opportunités qui se présenteront. A l’avenir, elles devraient ainsi mériter plus d’attention des investisseurs.

AXA IM dispose d’une solide expérience dans l’investissement à impact social. Son premier mandat d’investissement responsable, il y a plus de vingt ans, entendait créer des emplois durables en France. Aujourd’hui, le thème prend racine dans l’investissement de tous les jours : les investisseurs et les équipes dirigeantes cherchent à convertir les thèmes sociaux des Objectifs de développement durable (ODD) des Nations Unies [1] en objectifs d’investissement.

Récemment intervenue lors d’une table ronde consacrée à l’impact social, Anne Tolmunen, gérante de portefeuille chez AXA IM, a indiqué : « La prise de conscience des questions sociales s’inscrit avec force dans l’agenda des gouvernements, des organismes de régulation et du grand public. Ce changement d’état d’esprit repose sur une volonté de justice sociale, mais aussi sur des facteurs structurels. »

Ces facteurs incluent l’innovation médicale, l’accès renforcé aux technologies et l’essor soutenu des classes moyennes sur les marchés émergents. Pour exploiter les opportunités engendrées par ces tendances, Tolmunen pense que les investisseurs devraient envisager l’investissement social selon trois grands thèmes : l’accès, la protection et l’élévation sociale.

Le premier regroupe notamment les produits financiers et les technologies, l’accès au logement et aux infrastructures. Autant d’idées d’allocations sur les marchés développés mais pas que : dans les pays émergents, ces besoins sont encore souvent présents et offrent des opportunités d’investissements. Le thème du progrès et de l’autonomisation concerne quant à lui des opportunités dans des domaines tels que l’éducation, un secteur à fort potentiel de croissance compte tenu de l’amélioration des niveaux de vie. L’éducation en ligne et accessible à tous ainsi que les méthodes démocratisées de soutien aux élèves peuvent constituer des domaines particulièrement attrayants, a indiqué Tolmunen, gérante de la stratégie Social Progress chez AXA IM. Au-delà de l’éducation, les investisseurs pourraient se tourner vers les éditeurs de logiciels ayant pour cible les petites entreprises ou les entrepreneurs, pour les aider à prospérer dans des secteurs où l’Internet réduit les barrières à l’entrée, comme par exemple les services financiers.

Dans le secteur de la santé, toute innovation en faveur de la prévention présente un intérêt. Les dépistages, diagnostics et la sécurité sont primordiaux. Les sociétés qui s’engagent à réduire les coûts sanitaires pourraient également prospérer, c’est pourquoi AXA IM soutient depuis longtemps l’initiative Access to Medicine Foundation [2]. En 2020, notre rôle auprès de la fondation nous a mis en position de pouvoir faire pression sur les investisseurs dans le secteur de la santé. Nous avons fait savoir aux entreprises que nous attendions de la solidarité – y compris sous la forme de partage du capital intellectuel et des capacités de production – dans la lutte contre le virus.

Cela illustre un autre aspect fondamental de l’investissement à impact social : générer un changement positif grâce à l’engagement et la recherche ESG.

Un engagement d’impact

Marie Fromaget, analyste ESG chez AXA IM, travaille avec les équipes d’investissement pour obtenir des résultats tangibles. « Nous offrons une veille réglementaire sur les réglementations sociales, des conseils sur les principales thématiques sociales émergentes, des informations sur l’amélioration des données sociales, et nous nous engageons en participant à des initiatives de place, en menant des recherches sur l’impact social et en accompagnant les entreprises dans lesquelles nous investissons. »

Notre dialogue avec les sociétés est un pilier de l’approche d’investissement d’AXA IM. En 2020, face au bouleversement qu’a suscité l’épidémie dans chaque aspect de nos vies, nous avons renforcé nos engagements de 47 % par rapport à 2019 pour les porter à plus de 300. Environ 30 % de ces engagements ciblaient des thèmes sociaux, et nous avons pris des mesures supplémentaires en matière de diversité en créant une coalition d’investisseurs pour encourager les grandes sociétés françaises à faire progresser l’égalité des genres au sein de leur conseil d’administration [3].

Les résolutions liées aux questions sociales sont de plus en plus fréquentes lors des assemblées générales annuelles d’entreprises. Nos experts analysent ces résolutions avec attention avant de voter, et nous n’hésitons pas à exprimer notre insatisfaction lorsque nous jugeons les progrès insuffisants.

Une nouvelle vague d’obligations

La pandémie a révélé aux investisseurs les sociétés les plus à même de faire face aux défis sociaux, mais elle a également favorisé la croissance dans une classe d’actifs relativement nouvelle : les obligations sociales. Ces dernières se consacrent à des projets sociaux ou recherchent des résultats spécifiques pour une population visée. Les répercussions de la pandémie de COVID-19 ont entraîné un rebond des obligations sociales, notamment celles finançant des projets de santé ou offrant un soutien financier aux petites entreprises qui ont subi de plein fouet les confinements.

En 2020, les obligations sociales représentaient 30 % des émissions totales de dette durable, alors qu’elles n’atteignaient que 5 % en 2019. En outre, la plupart des émissions devraient venir de l’Union européenne et de son programme SURE afin de soutenir l’emploi à la suite de la pandémie. AXA IM préconise depuis longtemps une hausse de la taille du marché des obligations sociales, et nous encourageons également les émetteurs d’obligations vertes à envisager l’émission d’obligations sociales, ou d’inclure des indicateurs clés de performances (ICP) sociales dans les critères de leurs obligations vertes.

Comme c’est déjà le cas pour les obligations vertes, le marché des obligations sociales souffre d’un manque de cohérence au niveau de la façon dont les émissions sont structurées et dont les fonds collectés sont investis. Fromaget a souligné qu’AXA IM avait été l’une des premières à publier une analyse détaillée de nos attentes concernant les sociétés émettant ce qui allait s’appeler des « obligations COVID » [4]. Suivant la trajectoire des obligations vertes, on s’attend à un ajustement des principes et à une adoption plus large du secteur dans le domaine social.

Analyser et mesurer

Il n’existe pas encore de standard de marché concernant l’investissement d’impact pour les actions et les autres classes d’actifs sur les marchés listés. S’agissant des obligations sociales, nous avons développé notre propre cadre d’analyse. Les cinq piliers sur lesquels nous nous concentrons – intention, matérialité, additionnalité, externalité négative et mesurabilité – sont conçus pour évaluer les entreprises de façon systématique et comparative suivant leurs critères sociaux, et pour identifier les plus performantes.

Il est plus difficile de rendre compte de facteurs sociaux que de facteurs environnementaux. Les problèmes sont plus fragmentés et les données moins cohérentes. Cependant, nous pouvons nous référer aux ODD correspondants, porter notre attention sur certains thèmes d’impact et définir des indicateurs de performance clairs afin de démontrer la capacité d’une société à générer un impact social positif tout en continuant d’échanger avec les sociétés sur les problématiques sociales et climatiques.

Chez AXA IM, nous affinons nos critères d’investissement social depuis 1998, mais les événements de 2020-2021 ont démontré au monde entier à quel point ces questions sont fondamentales pour la gestion et la réussite des entreprises durables. Face à l’intérêt grandissant des clients pour les facteurs sociaux, en plus de l’attention portée au changement climatique, nous prenons conscience de l’importance de la recherche et de cadres précis pour guider l’investissement en accord avec notre engagement actif qui vise à améliorer la solidité des sociétés que nous détenons en portefeuille.

[1] https://sdgs.un.org/goals
[2] AXA IM est membre du Comité d’experts de l’Access to Medicine Foundation, une organisation à but non lucratif qui mène des recherches sur les pratiques des entreprises pharmaceutiques en matière de développement durable.
[3] Le 30 % Club France Investor Group, initié par AXA IM, vise à accroître la représentation des femmes au sein des équipes dirigeantes du SBF 120 à au moins 30 % d’ici 2025.
[4] COVID-19 :une nouvelle race d’obligations pour financer la lutte. Source : AXA IM

Avertissement

Publié par AXA Investment Managers Paris – Tour Majunga – 6, place de la Pyramide – 92908 Paris La Défense cedex. Société de gestion de portefeuille titulaire de l’agrément AMFGP 92-08 en date du 7 avril 1992. S.A. au capital de 1 421 906 euros immatriculée au registre du commerce et des sociétés de Nanterre sous le numéro 353 534 506. Distribué en Belgique et au Grand-Duché de Luxembourgpar AXA IM Benelux S.A., société de droit belge ayant son siège social Place du Trône, 1, B-1000 Bruxelles, immatriculée au registre de commerce de Bruxelles sous le numéro 604.173. 

Cet article est émis à la date indiquée. Il ne constitue pas une publicité financière telle que définie par le droit français. Il est émis dans un but d’information. Les performances passées ne sauraient préjuger des résultats futurs. Les opinions exprimées ne constituent pas un conseil en investissement, ne représentent pas nécessairement les opinions de l’une des sociétés du Groupe AXA Investment Managers et sont susceptibles de changer sans préavis.  Nous ne faisons aucune déclaration ni n’offrons aucune garantie explicite ou implicite (y compris à l’égard de tiers) quant à l’exactitude, la fiabilité ou l’exhaustivité des informations contenues dans ce document. Aucune décision financière ne devrait être prise sur la seule base des informations fournies. Toute mention de stratégie n’est pas destinée à être promotionnelle et n’indique pas la disponibilité d’un véhicule d’investissement.

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