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BMO GAM: Active ESG investing in emerging markets
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Investir dans les marchés émergents nécessite de trouver un délicat équilibre entre les risques perçus et le potentiel évident. Un investisseur ingénieux peut-il appréhender correctement le marché et y dénicher un rendement durable ? C’est possible, pour peu que l’on adopte une approche active et que l’on accorde un rôle prépondérant aux questions ESG dans la prise de décision.

 

La croissance des marchés émergents est bien étayée. De nombreux pays ont une population nombreuse et jeune, qui s’urbanise de plus en plus et catalyse la création de nouvelles richesses. Le Brookings Institute estime qu’entre 2015 et 2030, la classe moyenne, à l’échelle mondiale, passera de 2,4 à 5,4 milliards d’individus. L’écrasante majorité de ces nouveaux consommateurs réside dans les marchés émergents. Or, la prospérité croissante entraîne une hausse de la consommation, et une consommation accrue représente un potentiel énorme pour les entreprises.

 

L’investissement actif, une stratégie payante

La manne provenant de cette belle croissance ne sera pas répartie de manière égale entre les entreprises. Nombreuses d’entre elles prospéreront, mais d’autres souffriront de l’intensification de la concurrence. Les principaux vainqueurs seront les entreprises véritablement axées sur la qualité, qui pourront le mieux résister à la concurrence et aux menaces économiques, celles qui pourront exploiter les opportunités dans les périodes fastes et moins fastes.

Bien gérer un portefeuille émergent ne peut se faire depuis une tour d’ivoire. Il est essentiel de rendre visite aux entreprises pour pouvoir séparer le bon grain de l’ivraie et connaître les principaux décideurs, déterminer leurs ambitions et motivations. Recherchent-ils un profit à court terme ou adoptent-ils une vision à long terme, plus durable ?

L’an dernier, nous nous sommes rendus en Inde pour analyser le marché de la santé, encore largement inexploité des investisseurs. Nous estimons que les entreprises ne doivent pas s’arrêter aux avantages financiers d’un marché de croissance et chercher à en tirer des revenus toujours plus importants, mais qu’elles peuvent – et doivent – aussi endosser un rôle actif pour l’amélioration du niveau de vie, en réduisant le prix des services et en les rendant accessibles à tous. Nous nous réjouissons d’avoir pu rencontrer une diversité de prestataires de santé et d’entreprises pharmaceutiques, dont les principes stricts en matière de sensibilisation, d’accessibilité et de coût des soins nous ont impressionnés.

Les visites d’entreprises aident aussi à gagner la confiance des investisseurs et à maîtriser les risques. C’est surtout important pour les marchés émergents, en raison du pourcentage élevé d’entreprises familiales et publiques, qui offrent chacune leurs propres types de défis et, surtout, de risques. Aucune règle claire n’existe : en Inde, les banques du secteur privé offrent la meilleure qualité, tandis qu’en Indonésie, ce sont les banques publiques qui proposent les emprunts les plus solides. Seul un gérant actif qui ne reste pas enfermé dans son bureau, mais se rend sur le terrain pour mener sa recherche, peut prendre les décisions les plus avisées.

Les biais de l’indice

Lorsqu’il s’agit d’investir sur les marchés émergents, une approche active porte aussi ses fruits. En effet, la réplication d’un indice présente un certain nombre de limitations. Les marchés émergents ne forment pas un ensemble homogène : ils regroupent un grand nombre de marchés, d’économies, de cultures et de systèmes politiques différents. Suivre l’indice n’apporte donc aucune diversification : il ne reflète pas toujours la réalité de la sphère qu’il est censé représenter. En termes de pays, les indices sont très concentrés et mettent souvent l’accent sur la Chine, avec une part de 30 à 35 % pour l’empire du Milieu – un pourcentage qui augmentera bientôt à 45 %. En outre, près d’un quart de l’indice revient à des marchés développés tels que la Corée du Sud ou Taïwan. Cette pondération occulte la diversité des marchés émergents, avec la perte d’un grand potentiel pour l’avenir.

Au niveau des titres également, les indices offrent une diversification insuffisante. Le 31 janvier 2020, les cinq sociétés les plus importantes de l’indice MSCI Emerging Markets représentaient ensemble 20 % de ce dernier, laissant peu de place aux entreprises moins connues, qui peuvent tout de même offrir un certain potentiel. S’y ajoute une autre limitation : les indices reflètent le passé. Les anciennes économies et entreprises émergentes qui ont déjà connu un certain essor (les entreprises taïwanaises, par exemple) pèsent plus lourd, au détriment des sociétés moins développées, mais mieux positionnées pour tirer parti de l’accélération de la prospérité, comme c’est le cas au Vietnam et en Inde, par exemple.

Gérer les risques et trouver des opportunités offrant des solutions aux problématiques ESG

Les décisions d’investissement peuvent, et doivent, refléter les défis et les opportunités auxquels sont confrontées les entreprises en matière de durabilité. En se développant, les marchés émergents vont consommer davantage d’énergie ; il y aura donc plus de centrales électriques et d’usines, qui puiseront davantage dans les ressources naturelles et auront un impact sur l’environnement. Nous ne pouvons attendre des populations des marchés émergents qu’elles renoncent à leurs aspirations pour préserver la planète. Une nouvelle approche est nécessaire, qui ne résume pas le progrès économique au traditionnel chiffre d’affaires, mais qui tient aussi compte des efforts faits par les entreprises pour limiter leur impact négatif et assurer leur durabilité.

Les gérants actifs peuvent devancer ceux qui se contentent de répliquer un indice en cherchant les entreprises qui ont impact positif sur la société, dans la mesure où elles contribuent à la mise en place de solutions répondant aux défis de la durabilité ou sont positionnées pour en profiter. Il s’agit généralement d’entreprises ayant adopté une vision à long terme, plutôt que celles recherchant en priorité un profit financier sur le court terme. Une approche à long terme reflète souvent la qualité d’une entreprise – ce qui permet au gérant actif de sortir du lot.

Enfin, la gestion active va bien plus loin que la recherche d’opportunités durables. En rencontrant directement les dirigeants et en ayant un dialogue ouvert avec eux, les gérants actifs peuvent encourager des changements positifs dans les entreprises, en pratiquant l’engagement actionnarial et en exerçant  leur droit de vote – des missions essentielles pour assurer un rendement durable à long terme.

Notre récente visite en Indonésie a clôturé en beauté une année d’engagement fructueux auprès d’une grande banque du pays, qui a réalisé des progrès significatifs en matière de gestion des risques et défis environnementaux, sociaux et de gouvernance au niveau des prêts aux entreprises des secteurs à fort impact (production d’huile de palme, notamment). Car l’objectif principal de l’investissement responsable, aujourd’hui, est « faire le bien » – et il doit le rester demain.

Principaux risques

La valeur des investissements et des revenus provenant de ces derniers peut évoluer à la hausse comme à la baisse en raison des fluctuations des marchés ou des devises et les investisseurs risquent de ne pas récupérer le montant investi à l’origine. Les informations fournies dans le présent document marketing ne constituent pas et ne doivent pas être interprétées comme un conseil d’investissement ou une recommandation visant à acheter, vendre ou effectuer d’autres opérations dans le fonds.

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