Groote Markt, België
yannis-papanastasopoulos-420825.jpg

L’économie belge est moins volatile que l’économie néerlandaise, révèle une étude du Centraal Bureau voor de Statistiek (CBS).

Le bureau néerlandais qui collecte les informations statistiques a comparé la croissance économique néerlandaise en période de conjoncture favorable et défavorable avec celle de la Belgique. Il en ressort que notre pays réagit avec beaucoup moins de volatilité et de force aux fluctuations économiques.

Par exemple, dans la période qui a suivi la crise du crédit, de 2009 à 2013, la croissance néerlandaise a été inférieure à celle de la Belgique. La même tendance a été observée au cours de périodes antérieures de reprise et de ralentissement économiques. Mais inversement, lorsque tout va bien, cela va ‘mieux’ aux Pays-Bas : par exemple, au cours des trois premiers trimestres de 2018, le produit intérieur brut (PIB) des Pays-Bas a augmenté de 2,8 % sur base annuelle. En Belgique, cette période de conjoncture favorable a conduit à une croissance de ‘pas plus de’ 1,5 %. 

En même temps, poursuit le CBS, les économies des deux pays voisins sont très similaires. D’après ce dernier, le fait que les Pays-Bas réagissent plus fortement aux fluctuations est principalement dû aux dépenses intérieures. Lorsqu’un vent contraire souffle sur l’économie, les consommateurs néerlandais se tournent directement vers l’épargne. Ce qui, selon le CBS, est dû au fait que les Néerlandais ont moins d’épargne et d’investissements que les Belges en tant que tampon financier.

Une explication importante à la volatilité de l’économie néerlandaise est également sa dépendance à l’égard du marché immobilier. Une grande partie de la richesse des citoyens néerlandais se trouve dans la maison dans laquelle ils vivent. Lorsque l’économie s’effondre, les prix de l’immobilier chutent généralement aussi, ce qui se répercute sur la consommation. Dans le même temps, le gouvernement néerlandais a commencé à faire des économies dans les années qui ont suivi la crise du crédit de 2008, tandis que le gouvernement belge a maintenu ses niveaux de dépenses afin de soutenir l’économie.
 

Author(s)
Categories
Access
Limited
Article type
Article
FD Article
No