Wall Street
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Les spécialistes de Nagelmackers détiennent un niveau élevé de liquidités dans l’attente de signaux plus favorables sur les marchés financiers. Ils ne s’attendent pas une récession à court terme, et favorisent les grandes capitalisations défensives, l’immobilier et les small caps européennes dans leur positionnement boursier.  

Les spécialistes de Nagelmackers ont présenté leurs attentes pour la nouvelle année. Olivier Colsoul (Economiste senior chez Nagelmackers) s’attend à un ralentissement de la croissance mondiale. « Même si la trêve entre chinois et américains tient, l’impact de ce climat d’incertitude sera néanmoins négatif sur l’activité économique. Nous nous attendons à une resynchronisation dans toutes les grandes économies, avec un rythme de croissance qui devrait ralentir vers 3,8% ». 

Incertitudes

Pour l’économie américaine, il s’attend à un ralentissement après une période prolongée de surprises positives. « Les Etats-Unis ne pourront pas rester isolés du ralentissement global, un manque de visibilité qui a récemment été acté par la Réserve Fédérale. Nous nous attendons désormais à une seule hausse du taux directeur en 2019, voire au maximum deux, avant que la normalisation soit mise en pause ».

Pour autant, Olivier Colsoul ne table pas sur un risque de récession à court terme aux Etats-Unis. « Il faudra au moins un an avant que l’indice manufacturier se dégrade suffisamment, et les services restent soutenus à court terme». La croissance américaine est attendue autour de 2,6% en 2019, avec une croissance des résultats qui tournera autour de 6%. 

En Europe, il estime que le pire reste possible au niveau des négociations sur le Brexit, avec des politiciens britanniques « qui vont progressivement se retrouver dos au mur » et un climat d’incertitude qui devrait persister encore plusieurs mois. Le dossier italien devrait pour sa part aller vers une solution de compromis, même s’il souligne que l’hypothèse de croissance (1,5%) sur laquelle se base ce budget lui semble encore trop optimiste. « Ceci ne va toutefois pas résoudre les problèmes à plus long terme de l’Italie », qui passeront peut-être par une forme de rééchelonnement de la dette. « Un Italexit serait ingérable, et serait un signal de vente pour l’ensemble des actifs européens ». 

Position attentiste

En l’absence d’une récession américaine, le marché baissier pourrait encore se poursuivre durant les premiers mois de 2019, avant un point d’inflexion qui pourrait être trouvé au début du printemps. « Nous sommes aujourd’hui positionné de manière très prudente sur l’ensemble des classes d’actifs, dans l’attente de signes de stabilisation, ce qui se traduit par un niveau de cash anormalement élevé dans nos portefeuille (10% au lieu de 2%)», souligne strategiste senior Christofer Govaerts chez Nagelmackers. 

Dans l’attente de pouvoir prendre des positions plus agressives, le positionnement sur les marchés boursiers fait la part belle aux grandes capitalisations défensives, aux petites capitalisations européennes, et aux valeurs immobilières. « Nous sommes assez prudents sur les obligations à haut rendement au vu des niveaux de dette dans les entreprises américaines, et notre position est également sous-pondérée sur les marchés émergents même si les mauvaises nouvelles sont déjà en grande partie intégrée dans les cours sur ce segment du marché », constate encore Christofer Govaerts.

 

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