Les premières offres sur la branche belge de Société Générale sont attendues dans les prochains jours. Les noms de Banque Degroof Petercam, Banque Transatlantique (Crédit Mutuel), Puilaetco Dewaay et Van Lanschot sont déjà évoqués dans le secteur comme des candidats à la reprise.
Cependant, l’intérêt pour la banque privée reste limité si l’on en croit le journal De Tijd. En Belgique, Société Générale gérait l’année dernière 6,6 milliards d’euros, soit 7 pour cent de moins qu’en 2016, selon le journal De Tijd. Les experts considèrent la somme de 10 milliards d’euros comme le seuil critique pour pouvoir subsister en tant que gestionnaire de fortune indépendant ou banque privée.
Vague de consolidations
La cause n’est autre que le durcissement des règles, qui génère un alourdissement opérationnel et juridique, de sorte que l’on attend déjà depuis un certain temps une vague de consolidations parmi les petits acteurs. La pression exercée sur les marges en raison du taux d’intérêt bas et les règlements, tels que MiFID II et le RGPD, contraignent aussi le secteur bancaire à réaliser de lourds investissements.
Il y a un an et demi, dix des 230 employés de Société Générale Belgique ont déjà dû quitter l’entreprise. Pendant cette période, la banque a fermé les agences de Leuven et Aalst, mais a ouvert une succursale à Liège.
Révolution industrielle
En France, la banque a fermé 300 agences fin 2017 et 900 personnes ont été contraintes de quitter leur poste. Le CEO Frédéric Oudéa déclarait à l’époque dans le Financial Times que « la révolution industrielle dans le secteur bancaire européen durerait dix ans ». Selon lui, le cadre réglementaire unique imposé par Bruxelles désavantage le secteur bancaire européen par rapport aux acteurs américains et asiatiques.