Lorsque vous surfez sur le Net, utilisez votre smartphone ou regardez des émissions TV en replay, vous vous dites peut-être que vous ne faites pas de mal à l’environnement. Après tout, vous n’êtes pas en train de prendre l’avion. Vrai ou faux ?
Faux. Internet et ses infrastructures TIC font désormais partie des plus grands pollueurs en termes d’émissions de gaz à effet de serre : aujourd’hui, environ 50 milliards d’ordinateurs sont connectés à « l’Internet des objets » et consomment de grandes quantités d’énergies fossiles pour fonctionner.
La production d’électricité nécessaire au fonctionnement d’Internet représente désormais 2 % environ des émissions de CO2 dans le monde, soit l’équivalent de ce que rejette l’industrie mondiale de l’aviation. À ce rythme, les infrastructures numériques représenteront 8 % de la consommation énergétique mondiale d’ici à 2030, plus que l’ensemble du secteur des transports.
Les émissions liées aux e-mails
Prenons l’exemple de l’e-mail : généralement, on ne le considère pas comme une menace pour l’environnement, car il a mis fin à l’abattage de millions d’arbres destinés à la fabrication de papier pour les courriers.
Pourtant, l’envoi d’un seul e-mail émet 4 grammes de CO2, et jusqu’à 50 g si vous y ajoutez une pièce jointe. Cela signifie qu’en un an, une messagerie électronique moyenne est à l’origine de 136 kg d’émissions de CO2, soit l’équivalent d’un trajet de 300 kilomètres en voiture.
Les vrais coupables sont les centres de données. Ces deux dernières années, nous avons produit plus de données qu’au cours des 40 années précédentes, qu’il s’agisse de sites Internet, d’applications de smartphone où de transactions bancaires et commerciales. Les serveurs et le cloud nécessaires à leur stockage consomment autant d’électricité que certains pays entiers pour se chauffer pendant un an.
Les services électroniques tels que les monnaies virtuelles rejettent aussi des milliards de tonnes de CO2. D’après les calculs, la consommation énergétique totale de l’ensemble du réseau bitcoin, par exemple, y compris le coût « d’extraction » des pièces numériques, est supérieure à celle de la consommation électrique annuelle de la Roumanie.
Les solutions renouvelables
À moins de réduire son usage d’Internet, une personne lambda générera bientôt annuellement plus de CO2 en ligne qu’en effectuant un vol Paris-Sydney. Quelle est donc la solution ?
La réponse du secteur des TIC consiste à s’approvisionner davantage en ressources durables, par exemple 6 000 mégawatts d’énergie verte en 2018 pour les centres de données. Cependant, l’empreinte carbone totale demeure colossale, en particulier lorsque l’électricité produite par les centrales à charbon reste la principale source énergétique pour les consommateurs locaux.
Par conséquent, la véritable solution consiste à passer intégralement à des sources d’énergie qui peuvent alimenter Internet (et tout le reste) sans générer d’émissions. C’est la raison pour laquelle, chez Robeco, nous dialoguons activement avec les fournisseurs et les utilisateurs pour les inciter à passer aux énergies renouvelables, soutenons le développement des énergies solaire et éolienne et investissons dans les projets qui favorisent la transition énergétique. La route est longue, mais un vol vers Sydney aussi.
Comprendre l’investissement durable sur www.robeco.be/fr/si et télécharger notre magazine spécialisé sur l›ID.