Stormschade, VS
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Les investisseurs sous-estiment fortement les risques liés aux conditions météorologiques extrêmes pour les portefeuilles d’investissement. Voilà le constat de BlackRock dans le cadre d’une étude à grande échelle, dont il est attendu que le secteur des investissements conclue que les risques liés au climat doivent davantage être pris en compte dans le processus de gestion des risques.

Pour cette étude, BlackRock a analysé trois classes d’actifs américains, des obligations municipales, l’immobilier commercial et les actions d’entreprises reconnues d’utilité publique. Le changement climatique a déjà un impact sur ces catégories, et la tendance devrait s’accélérer.

Pour le marché à 3 800 milliards de dollars des obligations municipales, d’importantes pertes sont possibles si les villes subissent de gros changements climatiques ou des tempêtes. De ce fait, le produit intérieur brut peut même chuter d’un point de pourcentage complet. En raison des catastrophes climatiques, l’immobilier commercial peut même perdre 3,8 pour cent de sa valeur en moyenne, étant donné qu’il doit faire face à des pénuries de trésorerie à la suite des tempêtes.

BlackRock prévient que les incendies et ouragans ont fortement augmenté au cours des douze derniers mois et que cela indique des risques liés au climat dont les investisseurs ne tiennent pas suffisamment compte.

Ces derniers temps, ils se sont en revanche demandé comment allouer leurs investissements pour parvenir à une économie plus faible en CO2. BlackRock prévient les investisseurs que s’ils ne réfléchissent pas aux risques liés au changement climatique, ils doivent rapidement ajuster leurs prévisions de rendement.

Le plus grand gestionnaire d’actifs au monde établit qu’il est déjà clair que la croissance économique des villes diminue depuis 1980 en raison des changements climatiques et météorologiques. Miami prend la tête avec une perte de croissance économique d’un pour cent. L’étude de BlackRock prédit que, sans changement de politique, la perte s’élèvera à 4,5 pour cent à la fin de ce siècle.

Selon les chercheurs, les prévisions de croissance de 58 pour cent des villes américaines subiront les conséquences du changement climatique entre 2060 et 2080. Pour les municipalités dont les obligations doivent être émises, cela représentera une perte de 15 pour cent de la valeur de marché du S&P National Municipal Bond Index au cours de la prochaine décennie. Les actions d’entreprises reconnues d’utilité publique doivent déjà faire face aux conséquences des pénuries d’énergie et d’eau.

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