Quand les plateformes bouleversent les rapports de force dans la distribution de fonds

La montée des plateformes numériques redirige progressivement les flux d’investissement en Europe. Ce basculement modifie les points d’accès aux marchés et renforce le rôle de produits standardisés comme les ETF dans la construction de portefeuille.

Pour le fondateur de Goudmunter, « l’or réagit parfois un peu comme les actions »

Les récentes hausses du prix de l’or incitent les investisseurs à revoir leurs positions. Un entretien avec Dirk De Munter (un nom prémonitoire, puisque « de munter » signifie le monnayeur en flamand, NdT), fondateur de Goudmunter, sur le rôle de l’or physique aux côtés des ETF, et sur les compromis pratiques et stratégiques que cela implique.

Ajouter des marchés privés revient à payer double le même risque

Les investisseurs qui cherchent à diversifier leurs portefeuilles et à réduire leur dépendance aux indices boursiers classiques se tournent de plus en plus vers les marchés privés. Pourtant, via leurs positions cotées, ils disposent déjà d’une exposition à ces mêmes marchés. Les frais supplémentaires liés aux fonds privés ne génèrent structurellement pas de meilleurs rendements.

La hausse des taux d’intérêt pèse davantage sur la dette émergente que la géopolitique

Les troubles au Moyen-Orient ont affecté la dette émergente du fait de la hausse des taux d’intérêt et des primes de risque. Il n’y a pas de détérioration structurelle du risque de crédit pour le moment.

La sursouscription des émissions obligataires crée un effet boule de neige

Le fait que certaines émissions obligataires soient aujourd’hui sursouscrites jusqu’à dix fois illustre à quel point le sentiment de marché s’est retourné. Après plus d’une décennie de taux proches de zéro, les obligations en zone euro offrent de nouveau des rendements, autour de 3 % à 4 % pour le crédit investment grade début 2026. Les flux reviennent donc rapidement. Pour Gaëlle Malléjac, CIO d’Ostrum Asset Management, il s’agit de bien plus qu’un simple ajustement tactique.

Parlons marché : faut-il permettre ou non d’investir dans la défense ?

Différents acteurs en Belgique élargissent leurs possibilités d’investir dans la défense, à l’instar de la liste blanche chez KBC et de l’assouplissement chez Candriam. C’est pourquoi nous posons cette question du mois à notre panel Parlons marché (au sein duquel nous accueillons un nouveau membre, Ilya Vercammen) : doit-on permettre ou non d’investir dans la défense ?

Stephan De Haes et les investissements passion : « Le portefeuille classique ne suffit plus »

Les investissements dans des objets de collection physiques ou numériques sont de plus en plus fréquents dans les portefeuilles des investisseurs professionnels et fortunés. Selon Stephan De Haes, fondateur de la plateforme de connaissances Marktvizier, il ne s’agit pas d’un effet de mode, mais d’un changement structurel dans la manière dont les portefeuilles sont construits.

« Le secteur de la santé peut reprendre son rôle de valeur refuge »

Le secteur de la santé est à la traîne par rapport à l’ensemble du marché des actions, mais les analystes sectoriels estiment que le pessimisme des investisseurs est exagéré. L’innovation, la progression de la croissance des bénéfices et la diminution des risques politiques pourraient donner un nouvel élan au secteur dans les années à venir.

Investissements passion : une guitare vintage est un investissement dans l’histoire de la musique

De plus en plus d’investisseurs s’intéressent à d’autres produits que les actions et des obligations et investissent dans des actifs alternatifs auxquels ils sont également attachés émotionnellement. Investment Officer énumère quelques investissements passion. Aujourd’hui, neuvième volet : les guitares vintage, un marché de niche qui conjugue histoire de la musique, amour de l’instrument et rareté et rentabilité.

Pourquoi les investisseurs européens se trompent de lecture du cycle

Les investisseurs européens abordent 2026 avec des grilles de lecture héritées des crises passées. Un biais qui, selon Mabrouk Cherouane, Head of Global Market Strategy chez Natixis Investment Managers, conduit à des erreurs d’interprétation pesant directement sur les allocations.