Grâce à la correction du marché du dernier trimestre 2018, celui-ci offre aujourd’hui
aux investisseurs les meilleures opportunités depuis 2009. C’est ce qu’affirme le
stratège d’investissement Ben Inker, du gestionnaire d’actifs américain GMO, dans sa
dernière vision trimestrielle.
2018 a été une mauvaise année pour presque toutes les catégories d’actifs. À peu près
aucune n’a pu égaler le rendement des titres d’État américains. Ces rendements
décevants ne sont cependant pas imputables à un désastre économique, mais bien au
fait que les marchés ont débuté l’année avec des attentes irréalistes, écrit Inker.
Dans son analyse, il ajoute que cette piètre performance a tout de même un
avantage : à présent que plusieurs catégories d’actifs sont dévalorisées, elles sont bien
plus en accord avec « des attentes accessibles et des rendements à long terme
réalistes ». Ce sont surtout les actions américaines qui, en moyenne, ne sont pas
encore revenues à leur ancien niveau.
Il semblerait que ce phénomène offre aux investisseurs les meilleures opportunités
depuis 2009, conclut Inker. Avec un portefeuille diversifié, on peut espérer un
rendement avoisinant les 5 pour cent. Cependant, les obligations d’État nominales et
actions américaines ne faisant pas partie des actifs les plus populaires et attrayants, le
stratège précise estimer qu’un portefeuille diversifié traditionnel devrait à présent se
composer de 60 pour cent d’actions pour 40 pour cent d’obligations.