Dollars
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En 2018, le dollar américain était le refuge favori des investisseurs. Mais la fin de sa montée semble en vue, ce qui bénéficiera surtout aux marchés émergents.

C’est ce que soutient Erik Schmahl, stratège en investissement chez Rabobank, dans un point du marché.

Selon lui, c’est l’économie américaine forte et le taux d’intérêt plus élevé aux États‑Unis qui ont rendu attrayant le billet vert. D’autre part, le Brexit et le nouveau gouvernement italien, qui accepte un déficit budgétaire de 2,4 pour cent, ont amenuisé la confiance en Europe. 

« Cependant, aux États-Unis, le déficit budgétaire est, à 4 pour cent du PIB, un peu plus élevé, et c’est une économie en forte croissance depuis près de dix ans qui est concernée. » En d’autres termes, cette faible confiance en Europe n’est pas totalement justifiée. 

Selon Schmahl, on peut donc douter du fait que le dollar fasse mieux en 2019 qu’1,12 pour 1 euro – la cote de cette semaine. « Historiquement, le dollar a souvent changé de direction lorsque la Fed cessait d’augmenter le taux d’intérêt. Bien qu’une nouvelle augmentation en 2019 soit vraisemblable, après l’augmentation attendue au mois de décembre, il y a plus de chances pour que la Fed doive revenir aux quatre augmentations qu’elle avait en perspective pour 2019. »

Si la montée du dollar prend effectivement fin, ce sont les marchés émergents qui, selon le stratège, en profiteront le plus. 

Powell, président de la Fed, commentera la politique et ses attentes mercredi prochain, devant le Congrès. 

Georgette Boele, spécialiste des devises chez ABN Amro, prévoit également un affaiblissement du dollar, qui tombera selon elle à 1,15 dollar en fin d’année et 1,25 dollar à la fin de l’année prochaine.  

 

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