private banking kantoren
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De nouvelles agences locales, consacrées à la banque privée et à la gestion de fortune, voient le jour sur la côte, en Campine et en Wallonie. L’explication est simple : « de nombreuses personnes fortunées préfèrent être servies dans leur région, plutôt qu’à Anvers ou à Bruxelles ».

Degroof Petercam a ouvert la semaine dernière son tout nouveau site en Campine, occupant un étage du bâtiment Il Cielo à Kasterlee, au centre du triangle Geel-Turnhout-Herentals.

« Nous voulons proposer à nos clients un service de proximité et la Campine est une région très intéressante, qui compte beaucoup de PME et d’entrepreneurs », explique Gert Biesmans, responsable du private banking en Flandre, chez Degroof Petercam. 

« Lorsque nous avons appris qu’un espace se libérait au Cielo, un bâtiment emblématique de la région, nous n’avons pas hésité et avons déménagé notre agence de Turnhout. Notre nouveau site est facilement accessible par l’E34 et le bâtiment a le rayonnement adéquat pour notre société. »

Photo : Degroof Petercam à Kasterlee


​​Proximité

Bien que la Campine ne soit pas très éloignée d’Anvers, ce n’est plus une évidence pour les personnes fortunées d’aller à ‘t Stad pour leurs affaires d’argent. « Il est de plus en plus difficile de se rendre à Anvers et Bruxelles. En Belgique, les personnes fortunées préfèrent qu’on s’occupe d’elles au niveau local », explique M. Biesmans.

D’autres banques privées marquent également leur territoire avec de nouvelles agences. ING a récemment ouvert une Private banking house dans la ville wallonne du Rœulx (à proximité de La Louvière), environ un an après l’installation de Delen Private Bank dans la région voisine de Charleroi. Delen a aussi ouvert récemment une nouvelle agence à Knokke et prévoit d’en ouvrir un autre à Wavre, dans le Brabant wallon, au cours du deuxième trimestre 2025.

Même à l’ère du numérique, les clients fortunés continuent à demander des entretiens personnels, surtout lorsqu’il s’agit de questions fiscales ou juridiques. Bien sûr, c’est particulièrement vrai pour la génération plus âgée, mais pour les questions financières importantes, de nombreux jeunes clients préfèrent encore une conversation en face-à-face, plutôt que des contacts par voie numérique. Tout le monde s’accorde sur ce point.

La présence physique dans la région, si possible dans un bâtiment connu, constitue donc un atout commercial essentiel. M. Biesmans en témoigne : « Plus le patrimoine est complexe, plus le client attend que le banquier privé s’implique personnellement. Il est difficile d’entretenir ce type de relations depuis l’autre côté du pays. »

Photo : Belfius à Ostende (source : Linkedin)

Ces derniers mois, Belfius a ouvert trois nouvelles Private & Wealth Houses à Ostende, Laethem-Saint-Martin et Turnhout. La grande banque, qui revendique 15 % du marché belge du Private banking, souligne les taux de satisfaction très élevés des clients servis par ces agences « au cadre unique » et à l’« expérience client exclusive ». « Cette grande satisfaction de la clientèle démontre qu’il est rentable d’investir dans de telles agences. »

Fin 2024, cette banque aux mains de l’État comptait 39 Private & wealth houses (dont 12 intégrées dans une agence universelle) et cinq grandes agences consacrées au private banking, les « flagships ». Belfius prévoit de porter ce nombre à 43 Private & wealth houses et à 8 Flagships dans le courant de l’année.

De la classe, mais sans excès

Toutes les banques privées accordent une grande attention à l’intérieur de leurs nouveaux espaces de réception régionaux. Une certaine classe doit en émaner, car de nombreux clients sont habitués à un standing élevé. Les couleurs apaisantes sont la norme, par exemple pour faciliter les délicates négociations entre héritiers ou au sein de familles d’entrepreneurs.

La nouvelle agence d’ING au Roeulx est en tout cas fière des œuvres d’art qui ornent ses murs, comme on peut le voir dans une vidéo diffusée sur les médias sociaux. Les architectes d’intérieur des banques privées sont toutefois aussi conscients qu’il ne saurait être question d’exposer leur collection de manière trop ostentatoire. ​Si le luxe est excessif, les entrepreneurs, non dépourvus d’esprit pratique, commencent à se demander si la banque privée dépense leur argent avec parcimonie.

« Certains clients sont en effet sensibles à cet aspect des choses », confirme M. Biesmans. ​« Du style et du confort, oui, mais rien de somptueux. À la banque privée de trouver le juste équilibre. »

Photo : ING, Le Roeulx (source : Linkedin)
 

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