Les chefs d’entreprise internationaux et surtout belges recommencent à acheter massivement des actions de leur propre entreprise. Toutefois, cela ne signifie pas pour autant que nous avons déjà atteint le plancher.
À cet égard, le graphique ci-dessous est éloquent.

Le graphique montre que lors des précédents marchés baissiers, les insiders des sociétés du S&P 500 ont également acheté massivement. Leurs moments d’achat étaient rarement le plancher absolu, mais ce n’est pas si important non plus. Cela montre que ces initiés bien informés – en effet, qui connaît mieux l’entreprise que le CEO ou le CFO ? – avaient confiance dans la valeur de leur entreprise.
Effectivement, les insiders peuvent vendre pour de nombreuses raisons, mais n’achètent que pour une seule : lorsque, selon eux, leur action est sous-évaluée.
Belgique
Lorsqu’on consulte le site Web de la FSMA avec les transactions d’insiders de ces dernières semaines, on constate que des insiders de sociétés telles qu’UCB, Titan Cement International et, surtout, Tessenderlo ont acheté massivement. Les transactions de Luc Tack, l’homme fort derrière Tessenderlo et Picanol, se distinguent particulièrement. Il rachète des actions de Tessenderlo depuis un certain temps déjà et en détient déjà plus de 60 %.
Les insiders ne sont bien souvent pas autorisés à effectuer des transactions trente jours avant la publication des chiffres (semi-)annuels, ce que nous appelons la ‘période fermée’. Ces restrictions sont souvent également reprises dans les statuts de la société.
Dans l’ensemble, les opérations d’insiders apportent cependant du baume au cœur, ce dont nous avons tous bien besoin en ces temps difficiles pour les investisseurs.