Le bénéfice total réalisé par l’indice S&P 500 depuis le début de l’année est parti en fumée au cours des trois dernières semaines. Cependant, ce mois d’octobre rouge sur les marchés des actions ne signifie pas pour autant que nous sommes au début d’une récession, déclare Joachim Fels, économiste chez Pimco, dans un commentaire des marchés.
L’économie se trouve actuellement ‘en fin de cycle’, ce qui pour lui n’est pas la même chose qu›‘à la fin d’un cycle’.
Fels : « Nos modèles estiment que la probabilité d’une récession au cours des 12 prochains mois se situe entre 20 et 25 pour cent. »
En effet, l’écart des taux d’intérêt américains est encore loin d’être négatif et la politique de la Fed continue de stimuler l’économie. De plus, le gouvernement américain apporte également une contribution avec ses dépenses supplémentaires.
Selon Fels, la volatilité actuellement visible sur les marchés est typique d’une économie en phase finale d’un cycle de croissance. « La croissance ralentit, l’inflation et les taux d’intérêt augmentent et les rendements des investissements sont de plus en plus divergents », explique Fels.
La volatilité récente est cependant ‘une saine correction’ qui peut même prolonger la durée du cycle de croissance économique.
« Si la fuite des marchés des actions se poursuit, la Fed pourrait reconsidérer son intention de relever encore quatre fois les taux d’intérêt d’ici la fin de l’année prochaine, et deux fois par la suite.
Selon Fels, un discours prononcé la semaine dernière par Richard Clarida, le nouveau vice-président de la Fed, permet de déduire qu’il veut relever les taux d’intérêt américains un peu plus prudemment que ce qui est actuellement le consensus au sein de la Fed. »