Les inquiétudes quant à l’impact mondial d’une politique monétaire rigoureuse pour la Réserve fédérale sont exagérées.
C’est ce qu’annonce Goldman Sachs dans ses prévisions pour l’économie mondiale de 2019.
Le risque de « contagion » aux marchés émergents est « réel », mais les marchés ont déjà subi 11 des 13 augmentations du taux d’intérêt que Goldman prévoit au total pour ce cycle. La majeure partie de la trajectoire d’ajustement vers des taux d’intérêts américains « plus normaux » a donc, selon la banque, « déjà été parcourue ».
La principale menace de cette perspective est une surchauffe plus substantielle de l’économie américaine qui déclenchera d’autres augmentations du taux d’intérêt.
En ce qui concerne l’économe mondiale, Goldman prévoit que la croissance diminue modérément, passant de 3,8 pour cent cette année à 3,5 pour cent en 2019, conduite par un ralentissement aux États-Unis et une poursuite de l’affaiblissement en Chine.
Cet affaiblissement chinois sera modeste, à présent que la politique monétaire et fiscale se trouve en phase de renforcement.
En Europe et au Japon, la croissance « surpassera la tendance » en dépit du ralentissement de cette année, ce qui devrait exercer une pression à la baisse supplémentaire sur le chômage sans toutefois impacter la tendance récente à la hausse en matière d’augmentation des salaires.
Après 2019, selon Goldman, il existera un risque accru de récession mondiale, un nombre croissant d’économies développées passant le point du plein emploi.
« Mais même pour les années suivantes, une récession ne fait pas partie de notre scénario de base. »