Au cours des six dernières semaines, les prix du pétrole ont chuté de 20 dollars le baril. Il s’agit de la plus forte baisse depuis début 2015. Selon Darwei Kung, responsable matières premières chez DWS, tout indique une nouvelle baisse.
Les raisons de la baisse des prix du pétrole se situent aussi bien du côté de l’offre que de la demande, écrit Kung dans une vision du marché.
« Du côté de l’offre, l’OPEP a fait du bon travail pour réduire les stocks mondiaux, qui sont maintenant plus ou moins conformes à leur moyenne quinquennale. »
Les pays de l’OPEP respectent les quotas de production convenus, ce qui a considérablement accru leur crédibilité, écrit Kung.
Toutefois, ces quotas de production ne s’appliqueront que jusqu’à la fin de cette année. « Et avec l’incertitude quant à l’efficacité des sanctions contre l’Iran, l’intensification de la production par la Russie et l’Arabie saoudite et la possible fin d’interruptions antérieures de la production dans des pays comme la Libye et le Nigeria, la crédibilité durement acquise de l’OPEP est à nouveau mise à mal. »
Du côté de la demande, le ralentissement possible de la croissance qui s’annonce dans un certain nombre de grandes économies est un sujet de préoccupation. En effet, un ralentissement de la croissance a des conséquences sur la demande de pétrole.
Selon Kung, toutes ces raisons indiquent un nouvel affaiblissement des prix du pétrole.