Les investisseurs institutionnels ont de plus en plus de mal à dénicher des opportunités sur le marché de la dette privée, une catégorie d’investissement très prisée, car ils ciblent un segment trop étroit.
Un rapport du cabinet Willis Towers Watson montre que l’allocation à la dette privée a plus que triplé entre 2007 et 2017. Or, les investisseurs se concentrent trop sur la sous-catégorie des prêts directs et ne profitent pas des opportunités de rendement supérieur que peuvent offrir les autres sous-catégories.
Chris Redmond, responsable mondial du crédit chez Willis Towers Watson, constate que le marché de la dette privée est en pleine diversification. « Le marché s’élargit, et il devient plus difficile d’en saisir toute la complexité. La plupart des investisseurs institutionnels se concentrent donc sur le financement direct d’entreprises de taille moyenne. Ils allouent ainsi une part importante de leur actif à un segment de marché étroit. Les rendements se retrouvent sous pression et les risques augmentent. »
Des rendements attrayants
Avec le renforcement de la réglementation, les banques et établissements financiers sont de moins en moins actifs sur le marché. Willis Towers Watson y voit une source d’opportunités pour les investisseurs. « Les segments sur lesquels la réglementation a eu le plus fort impact offrent les rendements les plus attrayants. »
Les gestionnaires d’actifs ont en effet tendance à mettre l’accent sur des concepts évolutifs, qui peuvent être financés rapidement et deviennent vite rentables. Ils ciblent donc quasiment tous les mêmes investissements. Les stratégies de niche d’envergure réduite, moins connues, présentent donc plus d’attrait.