Luca Paolini, Pictet AM
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En cas de guerre commerciale à grande échelle, l’inflation mondiale augmenterait de 0,7 point de pourcentage, ce qui pourrait réduire les bénéfices des entreprises de 2,5 % et causer une chute des ratios cours-bénéfice pouvant atteindre 15 %.

Ce qui, selon Luca Paolini, stratège en chef chez Pictet AM, se traduirait par un recul de 15 à 20 % des actions mondiales.

Selon Paolini, les conséquences d’une éventuelle guerre commerciale s’étendraient bien au-delà des États-Unis et de la Chine. Des calculs que le stratège base sur l’introduction d’une taxe d’importation américaine de 10%. Il considère cependant que le risque d’une telle guerre commerciale est encore limité. 

Les conséquences d’un tel scénario varieraient considérablement d’un pays à l’autre. Selon Paolini, les économies très ouvertes, comme celles de Taïwan, de la Corée, de Singapour, mais aussi de la Hongrie, de la République tchèque et de la Belgique en Europe, seraient plus vulnérables à une guerre commerciale que les États-Unis et la Chine.

L’Argentine, la Nouvelle-Zélande et la Croatie s’avéreraient les plus résistantes aux effets des taxes d’importation. Les Pays-Bas se situent juste en dessous du milieu de la liste.

 

Source : Pictet AM

L’histoire nous a montré que les taxes d’importation sont mauvaises pour les marchés d’actions, souligne M. Paolini. « Trois mois après l’augmentation par le président américain Richard Nixon des droits de douane de 10% en 1971, le S&P 500 a perdu 10%. Comme le déclarait à juste titre Christine Lagarde, la directrice du FMI, les guerres commerciales n’ont pas de vainqueur. »

Lire l’ensemble de l’analyse de Paolini dans la base de données de rapports de marché d’Investment Officer.

 

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