Xavier Moulaert (Wellfin), Geoffroy de Pierpont (Pareto), Corentin Minne (Pareto), Antoine Moriau (Wellfin), Diederik Vandendriessche (Pareto)
Xavier Moulaert (Wellfin), Geoffroy de Pierpont (Pareto), Corentin Minne (Pareto), Antoine Moriau (Wellfin), Diederik Vandendriessche (Pareto)

Pareto rachète Wellfin, homologue plus modeste du Brabant wallon. Le multi-family office renforce ainsi sa présence en tant qu’acteur belge indépendant dans le domaine du conseil financier et de la planification patrimoniale.

Pareto, fondée en 2011, a connu une croissance purement organique ces dernières années, pour atteindre plus de 1,6 milliard d’euros d’actifs sous gestion. Bien que l’entreprise ne l’ait pas cherché activement, elle procède aujourd’hui à sa première acquisition.

« Le rapprochement avec Wellfin s’est fait très naturellement. Des discussions ont montré que nous partagions la même philosophie, qui accorde une importance primordiale au contact personnel avec le client ou la famille », explique le cofondateur Diederik Vandendriessche depuis sa voiture, entre deux visites chez un client.

« Nous étions arrivés à un point où un rapprochement avec un autre acteur devenait logique. »

Wellfin

Avec 200 millions d’euros d’actifs sous gestion et 10 employés, Wellfin est beaucoup plus petit que Pareto (plus de 60 employés) et sa taille est trop limitée pour faire face aux exigences croissantes en matière d’administration et de conformité. « Nous étions arrivés à un point où un rapprochement avec un autre acteur devenait logique », a-t-il fait savoir.

Prise de contrôle en douceur

Cette acquisition permet à Pareto, dont le siège est à Zaventem, d’accéder au marché intéressant des familles aisées au sud de Bruxelles, une région que plusieurs banques privées convoitent également. Cette opération met un coup d’accélérateur à la croissance de la société. « Nous connaissons une croissance organique de cinq à six cents clients par an. Il se trouve que cela correspond à peu près à la clientèle de Wellfin. On peut donc dire qu’avec cette acquisition, nous gagnons une année de croissance organique », estime M. Vandendriessche.

L’acquisition se fera très progressivement, afin de ne pas perturber les clients de Wellfin. Dans un premier temps, les marques Pareto et Wellfin continueront à exister et les clients conserveront leur interlocuteur. L’accord prévoit également que l’un des deux actionnaires de Wellfin rejoigne le conseil d’administration de Pareto afin de contribuer au suivi de l’orientation stratégique.

S’il existe de nombreuses similitudes entre les deux multi-family offices, il y a aussi des différences. Les systèmes de frais ne sont pas entièrement les mêmes. Wellfin propose un système d’abonnement, où le client paie un forfait pour bénéficier de conseils sur les questions financières qu’il se pose au cours de l’année. Pareto ne propose pas ce genre de formule et fonde ses prestations exclusivement sur un audit ponctuel et approfondi de la situation financière du client.

« Nous allons passer les deux prochaines années à étudier, client par client, le modèle de frais qui convient le mieux. »

Diederik Vandendriessche (Pareto)

« Nous allons passer les deux prochaines années à étudier, client par client, le modèle de frais qui convient le mieux. L’avantage pour les clients de Wellfin est qu’ils auront désormais accès à nos solutions. Inversement, la formule d’abonnement de Wellfin pourrait intéresser certains de nos clients », explique M. Vandendriessche.

Pareto, fondée par un Flamand, un Bruxellois et un Wallon, se positionne encore plus clairement comme une entreprise belge bilingue qui couvre l’ensemble du pays et opère en toute indépendance des groupes internationaux. M. Vandendriessche n’exclut pas la possibilité d’une acquisition supplémentaire en Flandre.

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