Dans ses prévisions pour le second semestre 2018, Goldman Sachs Asset Management affirme que les small caps américaines et les actions des marchés émergents sont désormais les plus attrayantes.
Le contexte s’est quelque peu amélioré pour les actions par rapport au début de l’année, à présent que les attentes concernant la croissance mondiale ont un peu diminué, tout comme la possibilité d’une augmentation rapide des taux d’intérêt.
« Combinées au sell-off des actions et des actifs des marchés émergents, ces évolutions laissent davantage d’espace aux actifs risqués. »
Selon le gestionnaire d’actifs américain, les actions pourraient résister à une autre hausse des taux d’intérêt, et ce jusqu’à un niveau d’environ 3,5 pour cent pour les Treasuries à 10 ans. Excéder ce niveau équivaudra à la fin du marché haussier.
Jusque-là, les actions peuvent continuer à grimper. Les actions américaines ont même systématiquement, à une fois près, affiché des rendements à deux chiffres au cours des douze mois suivant les périodes où le taux d’intérêt avait augmenté de plus de 100 points de base.
On peut dire, de manière générale, que les actions se portent bien, surtout si les prévisions de forte croissance économique constituent la raison de l’augmentation des taux d’intérêt.
La normalisation des taux d’intérêt et l’augmentation des coûts du capital qui l’accompagne renforcent le « cadre darwiniste » selon lequel les entreprises fortes se portent bien et les faibles s’effondrent. Les différences de rendement entre secteurs et entreprises devraient donc se creuser, offrant ainsi des opportunités aux managers actifs.
Aux yeux de GSAM, les small caps américaines sont de plus en plus intéressantes. Elles profitent davantage des perspectives positives de croissance américaine et sont moins touchées par l’augmentation des taux d’intérêt car elles offrent, en moyenne, un dividende moindre.
Une plus grande exposition nationale signifie en outre qu’elles profitent davantage, dans une certaine mesure, des allègements fiscaux, tout en étant moins sensibles aux possibles conséquences négatives des aléas du commerce.
Enfin, les marges bénéficiaires opérationnelles des small caps sont toujours en deçà du pic d’avant la crise financière, contrairement aux nouveaux records enregistrés par les entreprises à forte capitalisation.