Nationale Bank van België - Banque Nationale de Belgique
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Un rapport de la Banque nationale de Belgique montre que la moitié la moins aisée des ménages belges n’investit pratiquement pas dans des fonds ou des actions et seuls les Belges les plus riches disposent d’un patrimoine diversifié.

Le rapport annuel de la Banque nationale de Belgique (BNB) qui vient d’être publié consacre quelques passages à la richesse des ménages belges. Comme on le sait, le patrimoine total (actifs financiers nets plus biens immobiliers) des Belges, tourne autour de 3000 milliards d’euros, avec une bonne moitié de biens immobiliers.

Le patrimoine total des ménages représente près de cinq fois le PIB de la Belgique, contre une moyenne de plus de quatre fois le PIB dans la zone euro. Les familles belges sont donc relativement riches par rapport à la moyenne européenne. Des recherches antérieures menées par la BNB ont montré que cette richesse belge est inégalement répartie : les 50 % de familles les moins riches ne possèdent que 8,4 % du total, tandis que les 10 % de familles les plus riches possèdent environ 55 % de la richesse totale.

Différences entre riches et pauvres

Dans son rapport annuel, la BNB poursuit en soulignant que la composition du patrimoine des ménages varie fortement selon sa taille. « Les familles les plus riches diversifient davantage leurs investissements », écrivent les chercheurs. Ils ajoutent d’ailleurs que c’est également le cas dans d’autres pays de la zone euro.

La répartition par classe d’actifs illustre l’ampleur des différences. Parmi les 50 % de ménages les moins aisés et la classe moyenne, l’immobilier occupe une place prépondérante en tant qu’élément de patrimoine, suivi par les dépôts tels que les comptes d’épargne. En outre, parmi les 50 % les plus pauvres, les fonds d’investissement, les actions ou les obligations ne jouent pratiquement aucun rôle. Au sein de la classe moyenne, les fonds sont la troisième composante du patrimoine, mais loin derrière l’immobilier et les dépôts.

Parmi les 10 % les plus riches, la situation est tout à fait différente. Leur patrimoine est le plus diversifié : un tiers est investi dans l’immobilier, un tiers dans leurs propres sociétés et le dernier tiers dans des produits financiers, allant des fonds et dépôts à l’assurance-vie, en passant par les actions et les obligations.

Graphique du rapport annuel de la Banque Nationale de Belgique : 

Patrimoine par classe d’actifs – BNB

Actifs à risque

Autre observation de la BNB : la moitié des actifs financiers des ménages belges est constituée d’actifs peu ou pas risqués. Outre les comptes courants et les comptes d’épargne, ils comprennent par exemple l’assurance-épargne (branche 21). 

Les fonds d’investissement, que la BNB répertorie parmi les risques moyens, représentent un cinquième du patrimoine total des ménages, bien qu’ils soient détenus en immense majorité par les 10 % les plus riches et, dans une mesure limitée, par la classe moyenne. Le groupe des 10 % de familles les plus riches détient également la quasi-totalité des actions non cotées du patrimoine total des ménages belges.

« Ce sont surtout les ménages les plus riches ­qui détiennent les actifs les plus risqués et qui en tirent les meilleurs rendements, conclut la BNB. Les 10 % de ménages les plus riches, grâce à l’importance de leur patrimoine, sont en mesure de le diversifier et donc de prendre une part importante des risques liés aux activités­ économiques. »

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