Peter Adams, Hans De Munck - ING
Peter Adams, Hans De Munck - ING

ING Belgique poursuivra le déploiement des Private Banking Houses dans tout le pays en 2026, dans le cadre d’une stratégie de croissance à trois volets.

Lors de la présentation des résultats annuels, Peter Adams, CEO d’ING Belgique, a qualifié la division de banque privée de « principal moteur de croissance de la banque » et souhaite poursuivre cette dynamique positive l’année prochaine.

« Nous stratégie s’articule autour de trois axes. Nous voulons améliorer l’offre d’investissement elle-même pour nos clients grâce à des partenariats supplémentaires avec des parties externes (aux côtés de Blackstone, EQT et KKR aujourd’hui, ndlr), en recrutant davantage de banquiers privés et en augmentant encore notre présence physique sur le terrain. »

La banque a ouvert une autre Private Banking House à Knokke à la mi-décembre, ce qui porte le nombre de ces établissements à 17. En un an, quatre autres ont ouvert. « Mais nous n’avons pas terminé », déclare M. Adams. ING a déjà confirmé qu’elle ajoutera un nouveau site à Laethem-Saint-Martin dans le courant de l’année.

En termes de recrutement, ING recherche des banquiers privés pouvant opérer à partir des Private Bank Houses de Courtrai, Wemmel (pour la périphérie flamande autour de Bruxelles), Knokke, Louvain ou Waterloo, entre autres. Cela indique immédiatement dans quelles régions belges la banque perçoit encore un potentiel.

« L’IA peut aider nos banquiers privés à rédiger leurs comptes rendus de réunions. »

Peter Adams, CEO ING Belgique

M. Adams ne s’attend pas à ce que l’intelligence artificielle ait un impact négatif significatif sur le nombre d’emplois chez ING Belgique, qui a déjà procédé à des restructurations dans un passé récent. Il n’y voit qu’un impact positif sur la productivité. « L’IA peut, par exemple, aider nos banquiers privés à rédiger leurs comptes rendus de réunions. »

Les investissements privés ont le vent en poupe

Les actifs sous gestion d’ING Belgique ont augmenté de 8,6 % en 2025, pour atteindre 51,4 milliards d’euros. Tous les clients sont concernés, mais « c’est dans le segment de la banque privée que la croissance a été la plus prononcée », a déclaré Hans De Munck, directeur financier. Peter Adams a souligné que la collecte était quatre fois plus élevée que l’année précédente, avec un fort intérêt pour les investissements privés non cotés, y compris le capital-investissement et la dette privée.

La croissance des actifs sous gestion s’est traduite par les revenus de commissions les plus élevés jamais enregistrés par ING Belgique : 948 millions d’euros, soit 14 % de plus qu’en 2024. Alors que les revenus d’intérêts, source traditionnelle de revenus d’une banque, ont plus que doublé, les revenus de commissions représentent, quant à eux, 28 % des revenus totaux.

Selon M. De Munck, l’augmentation des revenus de commissions est principalement due à une demande accrue de produits d’investissement ainsi qu’à des ventes plus importantes de produits d’assurance et à une plus grande activité liée aux grandes entreprises internationales.

Taxe sur les plus-values

Concernant la nouvelle taxe sur les plus-values, Peter Adams confirme ce que d’autres acteurs du secteur ont constaté : certains investisseurs belges délaissent actuellement la détention directe d’actions au profit des fonds, tant pour des raisons fiscales que de simple simplification administrative. « Nous l’avons constaté depuis la fin du troisième trimestre 2025 et certainement au cours du dernier trimestre. »

« Pour les clients qui avaient déjà une solution de fonds, la taxe sur les plus-values ne change pas grand-chose, en ce sens qu’ils ne doivent pas modifier leurs choix. Mais nous constatons que les clients qui détiennent des actions en direct se tournent vers des structures de fonds, car c’est plus simple sur le plan administratif et financier. Dès lors, chaque opération de vente n’entraîne plus systématiquement de formalité administrative. »

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