Un jeu dangereux
La théorie des jeux est une branche des mathématiques et de l’économie qui étudie comment des joueurs rationnels prennent des décisions lorsque l’issue dépend en partie des choix des autres. L’idée centrale est que les joueurs adaptent leur comportement aux anticipations concernant les actions des autres. Les interactions humaines prennent ainsi l’allure d’un jeu stratégique, souvent comparé à une partie d’échecs.
La poignée de main à Pékin
Alors que le monde entier avait les yeux rivés sur le Serena Hotel d’Islamabad, où se déroulaient les négociations de cessez-le-feu avec l’Iran, un événement majeur s’est produit la semaine dernière à 6000 kilomètres de là.
Capital-investissement 2.0 : pourquoi la sélection est plus importante que jamais
Après trois années de baisse des transactions, nous avons constaté début 2025 que le secteur mondial du capital-investissement « sortait du brouillard ». Le brouillard s’est enfin dissipé, et le paysage paraît désormais plus technique et exigeant.
Pic d’inflation
Depuis quelques semaines, j’observe les marchés financiers avec une certaine perplexité. Alors que le président américain menace d’éradiquer toute une société, les marchés d’actions restent de marbre. Puis un TACO tout frais déclenche un rebond de plusieurs points de pourcentage, alors qu’il n’y a guère plus qu’un cessez-le-feu de deux semaines et une incertitude persistante. Pour qui regarde un peu plus loin, un obstacle bien net se profile à l’horizon et il conviendra de le franchir.
Investir en temps de conflit au Moyen-Orient
De nombreux investisseurs se demandent aujourd’hui quelle conduite adopter dans le contexte du conflit au Moyen-Orient. Quelle stratégie adopter face à la guerre, à la hausse des prix de l’énergie et à la menace de stagflation ?
L’électrification passe à la vitesse supérieure
Le monde s’électrifiait déjà à grande vitesse. Cependant, deux développements font en sorte que ce processus entre désormais dans une accélération qui semblait encore impensable il y a quelques années à peine.
L’Europe, principale victime de la guerre contre l’Iran
La guerre contre l’Iran dure désormais depuis un mois et ses conséquences apparaissent déjà. Le conflit a débuté par une opération israélo-américaine visant le programme nucléaire iranien et le régime de Téhéran. Mais alors que les États-Unis et Israël larguent les bombes, c’est l’Europe qui encaisse les chocs économiques les plus violents. C’est le résultat de décennies d’échec de la politique énergétique européenne, d’une dépendance stratégique et d’un manque de poids géopolitique.
La fin du macro-investisseur
S’il est une chose qui caractérise le monde de l’investissement, c’est qu’il est rempli de clichés, de perroquets et d’une énorme réticence au changement. Il est parfois risible de constater que les experts boursiers répètent les mêmes répliques depuis 20 ans ou vous assomment de leur « sagesse boursière ».
Christine Lagarde n’a jamais cessé d’être une femme politique
Les lecteurs fidèles de cette chronique savent que je suis profondément préoccupé par la politisation de la Banque centrale européenne (BCE). Les leçons tirées de l’histoire monétaire et les nombreuses recherches universitaires vont dans ce sens : nous savons simplement qu’une banque centrale qui écoute ce que veulent les politiciens est une mauvaise nouvelle pour l’inflation à moyen terme.
Autour de la tour de guet
Personnellement, je ne trouve plus les mots pour décrire la situation. L’accumulation de maladresses dans les domaines économique, financier et militaire dépasse le cadre conceptuel habituel. Dans ces moments-là, on ne peut que se tourner vers les prophètes modernes, qui parviennent à toucher une autre dimension avec leurs textes.