L’Europe, principale victime de la guerre contre l’Iran

La guerre contre l’Iran dure désormais depuis un mois et ses conséquences apparaissent déjà. Le conflit a débuté par une opération israélo-américaine visant le programme nucléaire iranien et le régime de Téhéran. Mais alors que les États-Unis et Israël larguent les bombes, c’est l’Europe qui encaisse les chocs économiques les plus violents. C’est le résultat de décennies d’échec de la politique énergétique européenne, d’une dépendance stratégique et d’un manque de poids géopolitique.

Christine Lagarde n’a jamais cessé d’être une femme politique

Les lecteurs fidèles de cette chronique savent que je suis profondément préoccupé par la politisation de la Banque centrale européenne (BCE). Les leçons tirées de l’histoire monétaire et les nombreuses recherches universitaires vont dans ce sens : nous savons simplement qu’une banque centrale qui écoute ce que veulent les politiciens est une mauvaise nouvelle pour l’inflation à moyen terme. 

Autour de la tour de guet

Personnellement, je ne trouve plus les mots pour décrire la situation. L’accumulation de maladresses dans les domaines économique, financier et militaire dépasse le cadre conceptuel habituel. Dans ces moments-là, on ne peut que se tourner vers les prophètes modernes, qui parviennent à toucher une autre dimension avec leurs textes.

Les guerres stimulent l’innovation

L’on dit que la nécessité fait loi, mais elle brise aussi les modèles et les paradigmes existants et stimule l’innovation. Après tout, la nécessité est à l’origine de toutes les inventions – non pas parce que l’on cède à la volonté d’abondance ou à a curiosité, mais en raison de circonstances qui rendent tout report impossible.

La prime CO₂ qui n’a jamais existé

Imaginez : vous prévoyez les rendements boursiers de janvier 2026 à l’aide de données sur les entreprises pour toute l’année 2026. Des données qui ne seront disponibles qu’au cours de cette année (ou même après). Cela vous semble-t-il absurde ? Pourtant, c’est exactement la base méthodologique de l’un des résultats les plus cités dans le domaine de la finance climatique : la prime carbone.

La courbe de Laffer

Les signaux indiquant que les citoyens et les entreprises sont prêts à quitter leur pays dès lors que la pression fiscale devient trop élevée se multiplient à vue d’œil. De ce fait, une théorie économique vieille de cinquante ans, longtemps reléguée au rang de simple chimère sans importance, revient magistralement sur le devant de la scène.