Investir en temps de conflit au Moyen-Orient
De nombreux investisseurs se demandent aujourd’hui quelle conduite adopter dans le contexte du conflit au Moyen-Orient. Quelle stratégie adopter face à la guerre, à la hausse des prix de l’énergie et à la menace de stagflation ?
L’électrification passe à la vitesse supérieure
Le monde s’électrifiait déjà à grande vitesse. Cependant, deux développements font en sorte que ce processus entre désormais dans une accélération qui semblait encore impensable il y a quelques années à peine.
L’Europe, principale victime de la guerre contre l’Iran
La guerre contre l’Iran dure désormais depuis un mois et ses conséquences apparaissent déjà. Le conflit a débuté par une opération israélo-américaine visant le programme nucléaire iranien et le régime de Téhéran. Mais alors que les États-Unis et Israël larguent les bombes, c’est l’Europe qui encaisse les chocs économiques les plus violents. C’est le résultat de décennies d’échec de la politique énergétique européenne, d’une dépendance stratégique et d’un manque de poids géopolitique.
La fin du macro-investisseur
S’il est une chose qui caractérise le monde de l’investissement, c’est qu’il est rempli de clichés, de perroquets et d’une énorme réticence au changement. Il est parfois risible de constater que les experts boursiers répètent les mêmes répliques depuis 20 ans ou vous assomment de leur « sagesse boursière ».
Christine Lagarde n’a jamais cessé d’être une femme politique
Les lecteurs fidèles de cette chronique savent que je suis profondément préoccupé par la politisation de la Banque centrale européenne (BCE). Les leçons tirées de l’histoire monétaire et les nombreuses recherches universitaires vont dans ce sens : nous savons simplement qu’une banque centrale qui écoute ce que veulent les politiciens est une mauvaise nouvelle pour l’inflation à moyen terme.
Autour de la tour de guet
Personnellement, je ne trouve plus les mots pour décrire la situation. L’accumulation de maladresses dans les domaines économique, financier et militaire dépasse le cadre conceptuel habituel. Dans ces moments-là, on ne peut que se tourner vers les prophètes modernes, qui parviennent à toucher une autre dimension avec leurs textes.
Les guerres stimulent l’innovation
L’on dit que la nécessité fait loi, mais elle brise aussi les modèles et les paradigmes existants et stimule l’innovation. Après tout, la nécessité est à l’origine de toutes les inventions – non pas parce que l’on cède à la volonté d’abondance ou à a curiosité, mais en raison de circonstances qui rendent tout report impossible.
La prime CO₂ qui n’a jamais existé
Imaginez : vous prévoyez les rendements boursiers de janvier 2026 à l’aide de données sur les entreprises pour toute l’année 2026. Des données qui ne seront disponibles qu’au cours de cette année (ou même après). Cela vous semble-t-il absurde ? Pourtant, c’est exactement la base méthodologique de l’un des résultats les plus cités dans le domaine de la finance climatique : la prime carbone.
La courbe de Laffer
Les signaux indiquant que les citoyens et les entreprises sont prêts à quitter leur pays dès lors que la pression fiscale devient trop élevée se multiplient à vue d’œil. De ce fait, une théorie économique vieille de cinquante ans, longtemps reléguée au rang de simple chimère sans importance, revient magistralement sur le devant de la scène.
Les liaisons illiquides
La situation sur le marché du crédit privé confirme ce que tout investisseur en actifs privés devrait comprendre : que la promesse de fournir des liquidités dans des actifs privés n’est tenable que dans des circonstances où vous n’en avez pas besoin.