Candriam : la croissance se poursuit, et l’endettement des consommateurs aussi
La Chine se débat avec ses dettes, les banques centrales appuient sur la pédale de frein. En 2018, la reprise économique se poursuit, tant sur les marchés développés que sur les marchés émergents. Et pourtant, l’économie mondiale est à la veille d’une phase éprouvante, explique Anton Brender, chef économiste auprès de Candriam.
Le marché haussier américain offre encore un bon rendement
Depuis 2009, les marchés boursiers américains ont escaladé le ‹mur de la peur’, avec des crises en 2011, 2013 et 2016. Mais ils ont toujours gagné la partie. Et on y trouve encore un potentiel de rendement significatif.
C’est l’avis de Susan Bao, portfolio manager in the U.S. Equity Group chez JP Morgan Asset Management. Selon elle, de nombreux investisseurs sont restés passifs dans l’attente d’une correction.
Revoyez vos classiques sur les small caps et actions de valeur
Nos vieux manuels d’économie qui prennent la poussière au grenier énoncent qu’une concentration du marché plus importante engendre une diminution de la concurrence et, par conséquent, une hausse des prix. Ce mantra économique ne tient pourtant plus la route, affirme Erik Weisman, expert en économie chez MFS.
Amundi : Des rendements moins élevés en 2018
En 2018, les investisseurs auront intérêt à se préparer aux risques qui apparaîtront à présent que les banques centrales vont resserrer une politique monétaire aujourd’hui très accommodante. La diversification acquerra une importance plus grande qu’au cours des années précédentes.
C’est ce qu’affirme Pascal Blanqué (photo), group chief investment officer d’Amundi, dans une évaluation prospective de l’année prochaine. Les marchés d’actions sont soutenus actuellement par la faiblesse des taux et le niveau relativement bas des coûts salariaux.
Carmignac : La conjoncture américaine ralentira au printemps
Au printemps, la conjoncture américaine affichera les premiers signes de ralentissement, prévoit Didier Saint-Georges, directeur général et membre du comité d’investissement de Carmignac.
Pour autant, le marché d’actions américaines ne sera pas à la traîne l’an prochain, estime-t-il.
Bill Gross : En 2018, la prudence impose
Bill Gross (Janus Henderson), le “roi des obligations”, recommande aux investisseurs la plus grande prudence en 2018. Si le système en arrive à ne plus générer de rendement sur dettes à risque acceptable, il se coincera et pourrait même basculer, écrit-il.
Outlook Allianz GI : Gare aux chocs de volatilité
En dépit de toute la prudence dont les banques centrales font preuve lorsqu’elles ajustent leur politique monétaire, les effets en demeurent incertains. Les problèmes de liquidités et les pics de volatilité peuvent augmenter. Une telle évolution constitue un risque mais aussi une occasion d’achat pour les investisseurs, estime Allianz GI en se penchant sur les perspectives pour 2018.