« Même les investisseurs les plus avertis ne sont pas à l’abri des comportements grégaires »
Lorsque les marchés affichent une résistance remarquable malgré l’accumulation des incertitudes, la psychologie joue un rôle majeur. « C’est vrai aussi pour les investisseurs professionnels », affirme Bart Abeloos, économiste en chef du groupe bancaire Crelan. « Les narratifs et le contexte jouent un rôle beaucoup plus important que nous ne voulons parfois l’admettre. »
L’IA sème le doute parmi les éditeurs de logiciels et entraîne des réallocations partielles
À l’aune de l’indice S&P 500 Software Industry, les actions mondiales des sociétés de logiciels ont perdu près de 30 % depuis octobre 2025. Microsoft a vu son cours dégringoler, tout comme Salesforce et Adobe. Ces baisses ont incité certains investisseurs dans ce type d’actions à augmenter leur allocation à des secteurs défensifs et à des sociétés sous-valorisées ; d’autres comptent sur une reprise.
La vision baissière sur ASML peine à convaincre les investisseurs
Après être devenue la plus grande entreprise cotée en Bourse d’Europe en janvier, ASML a subi un revers la semaine dernière. Cela relance la question de savoir si le fabricant néerlandais de machines de lithographie est devenu trop grand, trop populaire et trop cher. Les investisseurs vont-ils se laisser entraîner par cette vision pessimiste ?
Pour la stratège en chef de Saxo, « le mieux est d’investir au niveau régional, même dans un monde fragmenté »
Dans le nouvel ordre mondial multipolaire, la mondialisation appartient au passé. Pourtant, Charu Chanana, Chief investment strategist chez Saxo, conseille toujours aux investisseurs d’investir également sur d’autres continents. Elle a récemment quitté Singapour pour une tournée européenne auprès des investisseurs.
L’intelligence artificielle gagne du terrain dans la gestion d’actifs
De l’automatisation des processus à la gestion de portefeuille, l’intelligence artificielle s’impose progressivement dans les sociétés de gestion. Une transformation réelle, mais encadrée, où l’expertise humaine reste la clé de voûte.
Le plan quinquennal donne un sens à l’allocation accrue à la Chine
Les actions chinoises ont surperformé Wall Street pendant deux années consécutives, mais les experts affirment que l’étiquette « non investissable » colle toujours à ce marché après les mesures de répression dont ont fait l’objet les sociétés technologiques et la crise immobilière qui s’éternise. En janvier, les fonds d’actions chinois ont même enregistré leur plus forte décollecte en une semaine. Les amoureux de la Chine n’abandonnent pas le pays, mais ils ne parviennent pas à trancher si les entreprises d’État doivent être conservées ou évitées.
« L’analyse individuelle des actions se révèle payante sur un marché déterminé par la macroéconomie »
L’expert boursier Luc Kroeze lance le dernier volet de sa trilogie sur l’investissement de qualité avec son nouveau livre, « Niet alles wat blinkt is goud » (tout ce qui brille n’est pas de l’or). Il défend l’idée que la valorisation intrinsèque est un métier qui mérite l’attention.
La couverture coûteuse du dollar place les investisseurs européens face à un choix difficile
La volatilité accrue du dollar oblige les investisseurs européens à faire un choix difficile. La couverture du dollar est coûteuse, mais certains investisseurs continuent de payer un supplément pour se protéger contre un nouvel affaiblissement du billet vert. D’autres assument le risque parce qu’ils pensent que le mouvement de baisse touche à sa fin.
IA : une intégration encore timide dans les family offices
L’intelligence artificielle s’invite dans les family offices avec prudence. Plutôt qu’un bouleversement, elle apparaît comme un outil d’aide à l’analyse des patrimoines complexes. L’humain reste au centre, tandis que les nouvelles générations de clients poussent ces structures à se moderniser.
Parlons marché : l’or mérite-t-il une place dans tous les portefeuilles ?
De plus en plus de fonds considèrent l’or comme un élément indispensable à la constitution du patrimoine. Notre question du mois pour notre panel Parlons marché est donc : l’or mérite-t-il une allocation fixe dans les portefeuilles ?