Les 25 dernières années ont fait la part belle aux produits passifs, mais l’avenir est de plus en plus actif

Les risques croissants et l’incertitude grandissante poussent les investisseurs à adopter des stratégies actives. Après un quart de siècle de domination passive, la gestion des risques et l’expertise dans les marchés de niche font à nouveau la différence.

Enquête IO auprès des gestionnaires d’actifs : les risques structurels s’accumulent, mais le virage défensif ne se concrétise pas

Pour la deuxième fois, les rédacteurs d’Investment Officer ont mené une enquête de fin d’année auprès des principaux gestionnaires d’actifs opérant en Europe. L’objectif était de mesurer leurs perspectives pour 2026 à l’aune d’un critère unique, basé sur un ensemble fixe de questions qu’ils se posent eux-mêmes. Une conclusion commune s’impose : les risques sont devenus structurels, ce qui n’a toutefois pas entraîné une sortie massive des investissements risqués.

Les sociétés de gestion lorgnent sur l’épargne retraite des Américains

Les fonds de pension européens et les family offices s’appuient depuis longtemps sur les marchés privés pour leurs investissements à long terme. Ce modèle commence à s’imposer dans le système de retraite des particuliers aux États-Unis. L’administration Trump s’apprête en effet à autoriser les épargnants détenteurs de plans 401(k) à s’exposer aux actifs privés, ce qui pourrait ouvrir un marché de milliers de milliards de dollars aux gestionnaires alternatifs dès le mois de février.

La géopolitique devient un risque structurel pour le marché en 2026

Alors que pendant des années, les risques géopolitiques étaient principalement liés à des incidents soudains, les gestionnaires d’investissement et les économistes s’attendent à un schéma différent pour 2026. L’accent est désormais mis sur les forces structurelles qui divisent lentement mais inexorablement le monde en blocs rivaux.

Les gestionnaires d’actifs prévoient un retour en force des actions européennes en 2026

Selon l’Investment Officer’s Outlook Survey 2026, une enquête sur les perspectives pour 2026 de plusieurs dizaines de sociétés de fonds opérant à l’échelle internationale, environ un tiers des gestionnaires d’actifs opérant en Europe prévoient un retour en force des actions européennes en 2026. Ils estiment que les actions de la région sont bon marché et s’attendent à ce que les importants investissements publics européens prévus dans les domaines de la défense et des infrastructures, entre autres, jouent un rôle de catalyseur.

Les obligations d’entreprises concurrencent les titres d’État comme valeurs refuges

Les obligations émises par des entreprises de renom sont-elles aussi sûres que les obligations d’État ? De plus en plus d’investisseurs semblent en être convaincus, comme en témoignent les faibles différences de taux d’intérêt entre, par exemple, les emprunts de Microsoft et les bons du Trésor américain ou entre ceux d’AXA et les obligations d’État françaises.

Avec l’inflation et le resserrement des spreads, les obligations sont à fuir en 2026

L’année prochaine, évitez les obligations d’État et les obligations d’entreprises à long terme – qu’elles soient à haut rendement ou investment grade. Des gouvernements dépensiers et des ratios risque/rendement médiocres vont jouer les trouble-fête sur ces marchés.