Le climat boursier orageux fait pression sur les fonds high yield

Les obligations d’entreprises peu solvables sont mises à dure épreuve. En particulier les index trackers (ETF), qui ont accusé 10,9 milliards de dollars de sorties la semaine passée, jusqu’à mercredi inclus, révèle la société spécialisée dans les informations financières EPFR.

Les actions européennes de valeur rattrapent les actions de croissance

Pour la première fois depuis 2016, les actions de valeur devraient pouvoir mieux performer que les actions de croissance cette année, déclare Andreas Wosol, gestionnaire du European Equity Value Fund d’Amundi.

« Si l’on se base uniquement sur l’indice, on pourrait croire que les investisseurs value n’ont pas ajouté de valeur ces dernières années, mais c’est l’inverse », analysait-il lors d’une entrevue avec Investment Officer. 

Le stratège de Natixis : ce n’est pas une normalisation heureuse

Le marché haussier ne touche pas encore à sa fin, mais les taux d’intérêt américains ont bel et bien atteint un point critique, confie à Investment Officer Raphael Gallardo, stratège multi-asset chez Natixis Asset Management.

« Alors que selon le consensus régnant sur le marché, le rendement à dix ans peut encore grimper sans problème jusqu’à 3,5 %, nous affirmons depuis un certain temps déjà que le point critique sera atteint bien plus tôt, en l’occurrence à 2,8 %. »  

Gestionnaires de fonds : il est totalement inutile de paniquer pour l’instant

Les gestionnaires de fonds déclarent au diapason : « inutile de paniquer ». C’est ce qu’il ressort d’un extrait des perspectives de marché résultant de la correction intervenue sur les marchés d’actions internationaux. Toutes les maisons de fonds semblent vouloir rassurer les investisseurs.

Robeco s’y attèle en écrivant qu’il n’y a « aucune raison de paniquer », tandis que Candriam qualifie le flash crash de technique plutôt que de fondamental.

‘Investir dans le pétrole redevient attractif’

Grâce à la limitation de production de pétrole imposée par l’OPEP (NDT : Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole), le cours du pétrole devrait continuer à osciller cette année entre 60 et 70 dollars le baril. Les compagnies comme Shell vont bénéficier de ces prix à la hausse et peuvent à nouveau augmenter leur production. Des opportunités s’ouvrent dans le secteur pétrolier, surtout pour les protagonistes du pétrole de schiste. 

La flexibilité : la règle d’or pour l’investisseur obligataire

Comment réagir face à une année qui semble s’annoncer sous un angle difficile pour les investisseurs défensifs ? Par l’allocation tactique des actifs. C’est ce qu’explique Matt Argent, gestionnaire de portefeuille chez Janus Henderson à Investment Officer. ‘Trouver le bon équilibre entre le risque et le rendement dans cette phase de cycle économique relève quasiment du défi.’