Pas de récession pour l’instant, et une rotation qui sème le doute

Le rapport sur l’emploi aux États-Unis pour le mois d’août a montré qu’il y avait davantage de personnes au travail, qu’elles travaillaient plus d’heures et qu’elles étaient mieux rémunérées. Il est donc surprenant de conclure à l’imminence d’une récession. Bien sûr, certains indicateurs, comme la courbe des taux, qui s’est fortement accentuée après deux ans d’inversion, et l’indicateur Sahm, pourraient suggérer une telle issue. Cependant, ces indicateurs ne sont pas des causes directes de récession.

La fin du rebond ?

Depuis plusieurs jours, je suis intrigué par le graphique ci-dessous, qui illustre la part d’actions détenue par les ménages. Et surtout, par l’interprétation simpliste affirmant que cette allocation annoncerait la fin du rebond en Bourse. J’ai cependant une explication très différente, qui tient nettement mieux la route.

L’Europe

Au cours de l’année écoulée, l’Euro Stoxx 50 et le Stoxx Europe 600 ont tous deux progressé de 15 %, un chiffre impressionnant au vu des nombreuses nouvelles alarmantes concernant l’industrie allemande en difficulté, les élections françaises et une banque centrale qui ne cessait d’alerter sur une inflation trop élevée dans le secteur des services. Prenons un peu de recul et regardons vers l’avenir.

Le comportement des investisseurs à l’origine des bulles

Lorsqu’on suit un cursus en économie financière, on est immergé dans des concepts tels que « marchés efficients », « investisseurs rationnels » et « bulles ». Eugene Fama a reçu le prix Nobel d’économie en 2013 pour avoir su relier ces concepts. Selon lui, la Bourse est un marché efficient (c’est-à-dire que toutes les informations sont intégrées dans les prix), l’« investisseur moyen » est rationnel et les bulles n’existent pas. Mais est-ce vraiment le cas ?

Atterrissage en douceur ou un peu plus brutal ? Voici ce qu’annoncent trois indicateurs de récession

Ces dernières semaines, la célèbre « règle de Sahm » a suscité de nombreuses discussions. S’agit-il simplement d’un énième indicateur annonçant une récession, ou est-il préférable de se tourner vers Claudia Sahm elle-même pour en saisir la véritable interprétation ?