Les investisseurs revoient leur allocation stratégique après le rétablissement de la corrélation entre actions et obligations

Avec le rétablissement de la corrélation négative entre les actions et les obligations, l’interprétation de l’allocation stratégique fait à nouveau l’objet de discussions entre les propriétaires et les gestionnaires d’actifs. L’abandon du 60/40 au profit d’un portefeuille fixe pour les marchés privés était-il un changement de cap permanent ou un ajustement temporaire à une période inhabituelle ? Investment Officer s’est entretenu avec quatre grands professionnels de l’investissement.

L’« exceptionnalisme » américain n’est pas encore révolu

Selon le professeur Paul Marsh de la London Business School, il a été « très imprudent » pour les investisseurs, pendant plus d’un siècle, de se positionner contre les États-Unis. À l’avenir, les États-Unis resteront dominants en termes de taille de marché, mais leur surperformance pourrait bien toucher à sa fin.

La saga de Blue Owl sert de test en temps réel pour les fonds semi-liquides

Lorsqu’un fonds de crédit privé américain ferme la porte aux investisseurs qui souhaitaient en sortir, la confiance est immédiatement mise à mal. La question n’est pas seulement de savoir ce qui a mal tourné, mais aussi de savoir si les mécanismes qui caractérisent ces fonds semi-liquides fonctionnent réellement.

Parlons marché : que changeriez-vous à propos de la taxe sur les plus-values ?

La question de la taxe sur les plus-values sur les actifs financiers continue de s’enliser dans des polémiques politiques. Entre-temps, les investisseurs belges réagissent toujours avec indignation à son introduction imminente. Notre question du mois pour notre panel Parlons marché est donc : si vous pouviez changer un aspect de la taxe sur les plus-values, quel serait-il et pourquoi ?

Par le biais de « club deals », les familles fortunées investissent ensemble dans des actifs privés

L’essor des actifs privés attire de plus en plus de familles fortunées. Mais ceux qui investissent en dehors des marchés boursiers doivent veiller à mener une due diligence rigoureuse. C’est pourquoi les family offices s’associent de plus en plus souvent.

La clarté des « Sanaenomics » rend le Japon à nouveau attrayant pour les investisseurs

La politique de reflation clairement définie par le Premier ministre Sanae Takaichi rend le Japon à nouveau attrayant pour les investisseurs, même si le taux d’intérêt de 0,75 % est à son plus haut niveau depuis 30 ans. La panique entourant le règlement des opérations de portage sur le yen et qui avait provoqué des turbulences mondiales il y a deux ans à peine semble donc s’être finalement estompée.

Philippe Zaouati : « Les enjeux de durabilité ont favorisé l’émergence de nouveaux instruments »

Dix ans après l’Accord de Paris, la finance durable a transformé les marchés et les stratégies d’investissement. Philippe Zaouati, CEO de Mirova, revient notamment sur cette mutation lors d’une interview pour Investment Officer.

Le compte rendu de la réunion de la Fed compromet les espoirs de baisses de taux rapides

La Réserve fédérale américaine ne ressent guère d’urgence de réduire les taux d’intérêt à court terme. Le compte rendu de la réunion de janvier sur les taux d’intérêt montre que les décideurs politiques sont de plus en plus préoccupés par le fait que l’inflation restera au-dessus de l’objectif de 2 % plus longtemps que prévu. Cela alimente le débat sur la question de savoir si le marché est trop optimiste sur les perspectives d’un assouplissement rapide.

Obligation à 100 ans d’Alphabet : « Une analyse de crédit est impossible »

Alphabet, la société mère de Google, a levé 32 milliards de dollars via une obligation d’une durée de 100 ans, s’assurant un financement jusqu’en 2126. Le rendement avoisine les 6 %. Pour les investisseurs institutionnels, il s’agissait d’une occasion rare d’acheter de la duration d’un émetteur AA. Mais le spread supplémentaire est-il une compensation suffisante pour un siècle d’incertitude ?

Pourquoi l’ETF « gratuit » n’arrivera pas en Europe

Le marché européen des ETF a connu une croissance record de 46,9 milliards d’euros en janvier. Dans l’ombre de cette croissance se joue une guerre des prix : des ETF grand public sont désormais proposés avec un ratio de frais de 0,03 %. L’Europe accueillera-t-elle bientôt des ETF « gratuits », comme aux États-Unis ?