Leleux : « Les profits warnings vont faire leur retour »
Arnaud Delaunay (Leleux Associated Brokers) s’attend à un début d’année difficile sur les marchés financiers, avec un ralentissement économique qui va se marquer plus fortement et des résultats qui vont progressivement décevoir. Les actions de qualité devraient néanmoins tirer leur épingle du jeu durant la phase de correction.
Baromètre ING : Les prix élevés de l'énergie freinent l'enthousiasme des investisseurs
Plus de deux tiers des investisseurs s’attendent à ce que les prix de l’énergie poursuivent leur hausse au cours des 12 prochains mois, ce qui relance l’intérêt pour l’investissement dans les entreprises du secteur de l’énergie. Par contre, la hausse des prix attendue est de nature diminuer l’épargne et les investissements pour plus de la moitié des investisseurs.
Une récession est-elle imminente ?
Les courbes de rendement sur les marchés obligataires mondiaux se sont aplaties de façon spectaculaire au cours de la seconde moitié d’octobre. Lorsque l’aplatissement est suivi d’une inversion des courbes de rendement, la récession est inévitable. Cette évolution de mauvais augure suscite des inquiétudes sur le marché, mais celles-ci sont-elles justifiées ?
JPMorgan AM : « Les actions sont une bonne couverture contre l'inflation »
Dans ses perspectives pour 2022, JPMorgan Asset Management ne cache pas que les actions restent intéressantes, même si l’inflation se maintient un peu plus longtemps que prévu. En période d’inflation et de taux d’intérêt réels négatifs, les actions n’ont historiquement presque jamais donné de rendement négatif.
« Les plans d'investissement à grande échelle changent la donne pour les actions »
Avec une prime de risque d’environ 7 %, les actions européennes sont actuellement très attrayantes. Pour naviguer dans cet environnement, il est recommandé d’adopter une stratégie ‘barbell’ entre actions à duration longue et à duration courte, ce qui permet de combiner intelligemment croissance et valeur. Si les plans d’investissement publics à grande échelle permettent de relancer la croissance de la productivité, les actions pourraient bénéficier d’un nouvel élan.
« Il y a 15 ans, personne ne parlait de private equity en Belgique »
Le capital-investissement belge a parcouru un long chemin ces quinze dernières années. Il est indispensable de garder un feeling avec les entreprises dans lesquelles on investit. On assiste à l’émergence d’une nouvelle génération d’investisseurs, qui attachent de l’importance à la technologie. La diversification reste cependant impérative.
KBC : les obligations méritent toujours une place dans le portefeuille
Malgré les maigres perspectives de rendement, les obligations méritent toujours une place dans le portefeuille. De fortes hausses de prix, notamment en juillet et novembre 2021, montrent que les obligations continuent de jouer le rôle de stabilisateur dans un portefeuille. Les obligations d’entreprises sont privilégiées. En période de hausse des taux d’intérêt, ils affichent de meilleurs résultats que les obligations d’État.
Cette fois, c'est vraiment vrai : "la renaissance de la valeur est en marche"
Il faut avoir le courage de dire qu’il est temps de passer des valeurs de croissance aux valeurs de rendement. Mais John Bailer, gestionnaire des revenus des actions américaines chez Newton Investment Management, en est certain. La raison : les changements structurels de la macroéconomie. L’inflation galopante, par exemple, donne lieu à une véritable «renaissance de la valeur».
Nagelmackers : l’immobilier européen reste une excellente diversification
Pour Pascale Nachtergaele, gérante du fonds Nagelmackers European Real Estate, l’immobilier reste intéressant compte tenu de la faiblesse des taux d’intérêt. Sa préférence va toujours à l’immobilier logistique, mais elle voit aussi du potentiel dans d’autres segments.
Les cryptos, une liquidité alternative très peu souhaitable
Les crypto-monnaies inquiètent de plus en plus la Banque centrale européenne. Ce segment de marché exotique opère en dehors du domaine des banques centrales et, selon les spécialistes, peut compromettre la stabilité monétaire et financière. Cette liquidité alternative est un développement hautement indésirable».
C’est l’avis de Sylvester Eijffinger, professeur émérite d’économie financière à l’université de Tilburg et professeur invité au département d’économie de l’université de Harvard.