« L’année 2022 dans une perspective académique »
L’année 2021 est presque derrière nous. Pour les analystes, porter un regard prospectif en fin d’année est une tradition (annuelle). Voyons donc ce que 2022 peut nous offrir. À mon avis, trois grands thèmes susceptibles d’avoir un impact sur le marché boursier l’année prochaine se dégagent : l’énergie, l’inflation et (la concurrence entre) les banques centrales.
1. Énergie
Lorsque les entreprises de qualité sont correctes, vous devez acheter".
Stephan Fritz, directeur de portefeuille Multi Asset chez Flossbach von Storch, estime que la qualité et la diversification sont deux piliers pour gérer les risques réels d’investissement. Les entreprises de qualité qui tombent offrent des opportunités d’achat.
Dans une interview accordée à Investment Officer, il explique ce qu’il entend par là.
« L’inflation pourrait surprendre à la hausse »
Ron Temple (Lazard Asset Management) table sur une inflation américaine qui restera élevée en 2022, un environnement défavorable aux investissements obligataires, et qui deviendra progressivement dangereux pour les parties les plus spéculatives des marchés boursiers.
« L'inflation ne ralentira que lentement en 2022 »
La poussée inflationniste actuelle est similaire à celle qui a suivi la Seconde Guerre mondiale. Il avait alors fallu deux ans pour que l’inflation ralentisse. Les taux d’intérêt à long terme devraient commencer à augmenter.
C’est ce qui ressort de la conférence Perspectives 2022 organisée en ligne par Candriam. Anton Brender et Florence Pisani, tous deux économistes, ont animé le webinaire.
"Les actifs réels restent très intéressants"
Les actifs réels sont toujours pertinents. Les actifs réels tels que les actions et les biens immobiliers sont chers mais restent un moyen de maintenir le pouvoir d’achat. Et l’inflation restera élevée.
Voici les perspectives de BNP Paribas avec Philippe Gijsels, stratège en chef, et Koen De Leus, économiste en chef.
AG Insurance : l'économie se normalise davantage
Le scénario de base d’AG est celui de la «normalisation de l’économie», qui consiste à passer d’une économie en redressement à une forte croissance du PIB, à une hausse du pouvoir d’achat et à une augmentation des investissements, tout en maîtrisant une inflation certes plus élevée.
NN IP : « Nous restons positifs sur les actifs à risque pour 2022 »
Ewout van Schaick, Head of Multi-Asset chez NN Investment Partners, et Steven Steyaert, Client Portfolio Manager au sein de l’équipe Multi-Asset, ont dévoilé leurs cartes pour 2022. Ils voient peu d’alternatives aux actions et, malgré la forte performance de l’année dernière, ne considèrent toujours pas les marchés actions comme chers. Leur préférence va aux valeurs européennes et aux actions du secteur financier.
Actions avant tout
« L'immobilier coté en bourse est indispensable à chaque portefeuille »
L’immobilier coté en bourse présente différents avantages par rapport aux investissements directs en immobilier. Vous n’êtes pas confronté à la rareté des terrains, à la liquidité limitée et à la diversification de l’immobilier direct, mais vous pouvez diversifier en investissant de plus petits montants sur différents segments immobiliers. Vous pouvez également réaliser quotidiennement des achats et des ventes. La volatilité du marché représente un inconvénient, parce que cette classe d’actifs est corrélée au marché plus large des actions.
Nordea : « Les investisseurs à long terme doivent encore investir dans les actions américaines »
Pour Joakim Ahlberg, gérant du Nordea 1 - North America STARS Equity Fund, il ne fait aucun doute que les actions américaines offriront de très bons rendements à long terme. C’est ce qu’il a déclaré lors d’un entretien que nous avons eu avec lui en marge du Trends Summit. Et il ne faut pas se laisser aveugler par certaines exagérations du marché, car on trouve encore de nombreuses actions américaines intéressantes, estime-t-il.
You must believe in spring
Bien que les investisseurs n’attendaient pas de nouvelle envolée des résultats des entreprises américaines au troisième trimestre 2021, ils ont (à nouveau) été très agréablement surpris par la solidité de leurs comptes, tant au niveau des bénéfices que des chiffres d’affaires. Quatre entreprises sur cinq ont mieux performé que prévu, et cela en moyenne de 10,3 %.